SociétéEric Ciotti : « C’est Laurent Wauquiez qui peut nous conduire au succès en 2027 »

14 septembre 2022
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Le député des Alpes-Maritimes est candidat à la présidence des Républicains. Il aura Bruno Retailleau et Aurélien Pradié comme principaux rivaux. Premier tour les 3 et 4 décembre.

Candidat à la présidence de LR, vous avez réuni 4 000 personnes sur vos terres ce dimanche. Pour une démonstration de force ?

Quand on porte une parole publique, il est important qu’elle trouve de la force dans des racines territoriales et de valeur. Aujourd’hui, je suis engagé sur cette candidature au plan national parce que sur mon territoire, il y a des hommes et femmes qui me font confiance et m’ont permis de porter cette voix. Et dans les Alpes-Maritimes, où les Républicains ont quand même conservé cinq députés sur neuf, on a réussi, sur une ligne claire, sans tabous, en fédérant les forces, à conserver nos positions et même à les développer.

Vous avez évoqué une « thérapie de choc » pour LR. Ça passe par une ligne de droite assumée ?

Absolument. Notre famille politique est en danger de disparition. Quand le parti du général de Gaulle, Georges Pompidou, Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy, obtient moins de 5 % à l’élection présidentielle, c’est que ce danger est devant nous si nous n’adoptons pas des mesures de rupture pour garantir le redressement. Cela appelle des réponses très fortes. Elles sont dans un discours de droite assumée. Je porte un slogan : « La droite au cœur. » Je suis de droite et je ne m’en excuse pas. D’autant moins, les enquêtes d’opinion le confirment, que les valeurs de droite sont aujourd’hui très majoritaires dans le pays. Je suis engagé depuis l’âge de 16 ans dans une famille politique que je ne quitterai jamais.

Quel projet portez-vous ?

Les Français réclament plus d’autorité, de liberté, que l’on préserve leur identité, que l’on récompense et rémunère mieux le travail. On a un pays en déclin, de plus en plus fracturé, qui décroche dans la compétition internationale. Face à cela, le pouvoir se contente de slogans de communication, de réunions de pseudo-conseils sans aucune légitimité démocratique. Cette situation appelle une thérapie de choc avec des solutions de droite, un projet puissant de rupture, courageux, audacieux. Je veux refaire des Républicains un parti d’idées, qui soit aussi, demain, le parti de la baisse des impôts. Il faut ramener les prélèvements obligatoires en deçà de 40 %, une baisse d’impôts d’au moins 125 milliards d’euros sur le quinquennat.

Cette ligne très à droite est aussi contestée au sein de LR. Redoutez-vous le “Tout sauf Ciotti” ?

Par rapport à la présidentielle de 2007, qui a vu la victoire de Nicolas Sarkozy, on a perdu 90 % de nos électeurs. Une grande partie d’entre eux sont allés vers Marine Le Pen parce que la droite n’a pas été elle-même. Quand la droite est à droite, il n’y a pas de place pour l’extrême droite. Je veux rebâtir un discours de vérité pour faire revenir ces électeurs vers nous. Mais je m’adresse aussi à nos électeurs qui sont allés vers Emmanuel Macron. L’enjeu, et peut-être la difficulté de l’exercice, sera de parler à ces deux électorats. Mon élection permettra d’endiguer cette hémorragie.

« La ligne du parti ne pourra se résumer ni à la droite Paca, ni à la droite vendéenne », a estimé Rachida Dati ce dimanche…

Je parle beaucoup avec Rachida Dati, c’est une amie, elle incarne un espoir de victoire à Paris, pour notre famille politique. Je suis convaincu qu’on trouvera avec Rachida Dati le chemin du rassemblement, et qu’elle fera demain partie de mon équipe.

Si vous êtes élu, vous porterez la candidature de Laurent Wauquiez pour la présidentielle de 2027 ?

C’est sans doute le point de rupture le plus fort que je veux porter dans cette candidature. Depuis 2007, nous n’avons plus gagné une élection, présidentielle ou législative. Selon moi car nous n’avons pas retrouvé depuis Nicolas Sarkozy le leader qui incarne le visage de la droite. Et à chaque fois, on a succombé à des procédures délétères, trop tardives, et source de divisions. Donc, si je suis élu président, il n’y aura plus de primaire. Et je veux que l’on tranche le choix du soutien de notre candidat à la présidentielle dès le début de l’année 2023. Les LR doivent avoir un visage face à Le Pen, Mélenchon ou Macron. Et j’estime que celui qui dispose aujourd’hui des plus grandes qualités pour nous conduire au succès en 2027, c’est Laurent Wauquiez.

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