DéfenseValérie Pécresse : « Ma main ne tremblera pas »

15 mars 2022

Valérie Pécresse a participé à l’émission « Les Français face à la guerre » sur TF1 présenté par Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, ainsi que six autres candidats à l’élection présidentielle.

« Ce courage je l’ai, pour vous redonner confiance dans l’avenir »

Pour débuter, Valérie Pécresse s’est prêtée au jeu de la profession de foi. « La guerre en Ukraine bouleverse chacune et chacun d’entre nous, les efforts diplomatiques sont restés sans effet. Face à la menace, nous devons changer de politique pour devenir plus souverain et plus puissant ». Il est évident que la guerre en Ukraine n’efface pas les difficultés des Français.

Depuis les quinquennats successifs de François Hollande, puis d’Emmanuel Macron, nous avons vu la France s’affaiblir. Cette situation ne peut plus durer, il faut réagir ! Valérie Pécresse porte un projet de reconstruction : « Reconstruire notre indépendance énergétique, agricole et industrielle. Reconstruire l’autorité, une prospérité durable. Reconstruire l’unité de la nation ». Emmanuel Macron, candidat à sa propre succession a montré qu’il n’était pas le Président qui reconstruirait la France et son unité. Valérie Pécresse veut mener ce projet : « il faudra du courage ce courage je l’ai pour vous redonner confiance dans l’avenir et vous protéger ».

« L’objectif aujourd’hui, c’est d’avoir un cessez-le-feu »

Personne ne peut dire qu’il aurait pu arrêter Vladimir Poutine, et empêcher la guerre en Ukraine. « Mais les Etats-Unis avaient anticipé ». Un certain nombre de signaux faibles auraient du nous alerter sur le jeu dangereux auquel jouait Vladimir Poutine. Deux indices notamment : l’instrumentalisation des milices Wagner en Afrique, qui ont poussé la France à retirer ses troupes au Mali, et le chantage migratoire de la Biélorussie en 2014, avec le soutien de Vladimir Poutine. Valérie Pécresse déplore le manque de dialogue avec Vladimir Poutine, qui aurait permis de détecter cette menace. « La réponse a été trop tardive, et trop solitaire. On aurait dû aller à Moscou avec l’ensemble des dirigeants européens » a-t-elle ajoutée.

Pour autant, il faut aujourd’hui répondre à la situation en Ukraine. Valérie Pécresse a un objectif prioritaire, « c’est d’avoir un cessez-le-feu ». Il faut impérativement faire en sorte que les bombes cessent de pleuvoir sur les Ukrainiens. Mais, Valérie Pécresse ne demande pas des mesures disproportionnées, car irréalisables, comme l’embargo complet sur le gaz russe. « Nous ne pourrions pas établir un embargo complet sur le gaz et le pétrole russes », a-t-elle estimé. Mais, consciente de la répercussion des conséquences de la guerre sur le pouvoir d‘cahat des Français, comme le montre la hausse exceptionnelle des prix du carburant, Valérie Pécresse veut mettre en œuvre des mesures de soutien au pouvoir d’achat face au renchérissement du prix du gaz et de l’énergie. Elle s’interroge sur les mesures du gouvernement : « Pourquoi attendre le 1er avril pour réduire le prix de l’essence de 15 centimes ? »

Une préférence aux frontières de l’Europe

Sur l’Europe, la candidate LR a réaffirmé son projet d’une « autonomie stratégique européenne » et d’une « préférence aux frontières de l’Europe ». Opposée au projet européen « de la ferme à l’assiette » en matière de politique agroalimentaire en Europe, elle a répété être opposé à la mise en jachère de 4% des terres agricoles européennes, alors qu’une crise alimentaire menace.

Valérie Pécresse s’est dite hostile à tout projet d’élargissement de l’Union européenne, estimant qu’il ne faut pas « donner de faux espoirs » aux Ukrainiens à ce sujet. Intégrer l’Ukraine dans l’UE ne peut se faire d’un claquement de doigt. Il faut en revanche continuer avec le statut particulier de pays partenaire dont bénéficie l’Ukraine depuis 2014.

Une souveraineté énergétique

De plus plusieurs jours, les centrales nucléaires en Ukraine sont ciblées par la Russie de Vladimir Poutine. Valérie Pécresse affirme : « les centrales nucléaires doivent être protégées. Je ne pense pas que les Russes puissent jouer à ça ». Le risque nucléaire est une ligne rouge qu’il n’est pas possible de franchir. Vladimir Poutine ne peut pas continuer ainsi.

Pour Valérie Pécresse, les sanctions contre le gaz russe sont utiles, bien qu’un embargo complet ne soit pas réalisable. Elle souhaite aussi repenser notre stratégie au plan national : « nous avons besoin de rebâtir une souveraineté énergétique. Je veux qu’à l’horizon 2050, nous soyons zéro carbone. »

Pour y parvenir, la France ne peut pas tabler uniquement sur le nucléaire, mais doit y investir massivement par « un plan de relance gaullien du nucléaire ». Valérie Pécresse propose d’autres solutions comme celle du bio-méthane ou du bio-gaz.

« On ne peut pas léguer une dette qui monte jusqu’au ciel »

Bonne nouvelle, Emmanuel Macron a regardé le programme de Valérie Pécresse pour s’en inspirer, notamment sur le sujet de la réforme des retraites. « Je crois qu’Emmanuel Macron a écouté mon programme et j’en suis heureuse. Mais c’est pareil sur beaucoup de sujets. Oui, il faut dire aux Français la vérité, il va falloir travailler jusqu’à 65 ans, sauf quand on a commencé tôt et qu’on a eu un travail pénible » a-t-elle déclarée.

« C’est indispensable pour faire des réformes, je veux augmenter de 10% les salaires nets et je commencerai dès cet été par une hausse de 3% en enlevant un tiers de cotisations retraites qui sont sur la feuille de paye des français. » Valérie Pécresse propose également de revaloriser les pensions de réversion des veuves de 54% à 75%. Ainsi, elle veut tout simplement faire la réforme des retraites pour financer le pouvoir d’achat des retraités.

« Ma main ne tremblera pas »

Pour terminer, Valérie Pécresse est revenue sur les déclarations de plusieurs de ses opposants : « d’abord celui des candidats extrémistes qui sont discrédités par leur proximité avec Vladimir Poutine, et celui du président, qui a promis comme un illusionniste (de ne pas faire ce qu’il a fait) pendant cinq ans. » Entre ces deux voies, Valérie Pécresse porte un « projet est puissamment réformateur » car elle ne veut pas « léguer aux Français une dette abyssale ou écologique ».

Candidate la plus crédible, Valérie Pécresse a conclut : « Ma main ne tremblera pas ».

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