les Républicains

Travail et emploi

Travail et emploi

LES CONSTATS

Le taux de chômage français est toujours le 4ème plus élevé des 28 pays de l’Union européenne (après la Grèce, l’Espagne et l’Italie). Il baisse moins vite que chez nos voisins (Eurostat).

Les jeunes sont les premières victimes du chômage de masse : un jeune actif sur cinq est sans emploi. C’est quatre fois plus qu’il y a quarante ans.

Seuls 7% des 16-25 ans se tournent vers l’apprentissage. C’est deux fois moins qu’en Allemagne (15%).

Le commerce extérieur de la France s’est encore dégradé, ce qui témoigne de la sous-compétitivité chronique de notre économie : 59,9 milliards d’euros de déficit extérieur en 2018 (contre 57,8 milliards d’euros en 2017). La France a le déficit commercial le plus élevé de la zone euro.

Le taux d’imposition des entreprises est le plus élevé d’Europe selon la Banque mondiale (60% du résultat commercial), deux fois plus qu’au Royaume-Uni (30%), 20 points de plus que la moyenne européenne (40%).

Les motifs d’inquiétude pour les entreprises se multiplient : le prélèvement à la source a engendré jusqu’à 1,2 milliard de coûts de gestion supplémentaires ; des baisses de charge sur les bas salaires ont été reportées ainsi que la baisse de l’impôt sur les sociétés ; les contrats courts ont été surtaxés.

NOS PROPOSITIONS

Augmenter le temps de travail

Permettre aux entreprises, ou aux branches selon la taille, de sortir des 35h et de fixer elles-mêmes, par le dialogue social, le temps de travail qu’elles appliqueront.

Revenir à une réelle défiscalisation et désocialisation des heures supplémentaires en supprimant totalement, comme en 2007, les charges et les impôts (actuellement les charges patronales restent dues par les employeurs sur les heures supplémentaires, ainsi que la CSG et la CRDS pour les salariés).

Augmenter le temps de travail dans la fonction publique, en contrepartie de meilleurs salaires et de réelles perspectives de carrière pour les fonctionnaires.

Réduire le coût du travail

Baisser les charges patronales jusqu’à 3 SMIC pour encourager l’emploi et renouer avec une vraie ambition industrielle pour la France.

Réduire les impôts sur le chiffre d’affaires des entreprises. Ces « impôts de production », trois fois plus élevés en France que dans le reste de l’Europe (et six fois plus élevés qu’en Allemagne) plombent notre production industrielle. Ils pénalisent lourdement les entreprises françaises, y compris celles qui ne font pas ou peu de bénéfices. Les pertes de recettes pour les collectivités seraient strictement compensées par l’État.

Défendre la valeur travail

Limiter les revenus de l’assistance en créant une aide sociale unique personnalisée plafonnée à 75% du SMIC (en dehors de l’allocation adulte handicapé) pour que le travail et l’effort rapportent toujours plus que l’assistanat.

Valoriser l’enseignement technique et l’apprentissage

Faire de l’enseignement technique et de l’apprentissage le grand chantier des dix prochaines années. Rappelons que 89% des jeunes ayant bénéficié d’un apprentissage trouvent un emploi.

Autoriser l’apprentissage dès 14 ans pour valoriser les jeunes qui ont un projet professionnel précoce.

En finir avec le collège unique qui est inadapté pour de nombreux jeunes qui décrochent du système scolaire.

Mettre en place une exonération totale des charges salariales pour l’embauche d’un jeune en alternance.

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