Nos propositions
face à la crise sanitaire

1. Dire la vérité aux Français

La première condition pour collectivement faire face à la crise sanitaire est la confiance. Le gouvernement doit la vérité aux Français. Quand il n’y avait pas assez de masques en raison de l’incurie du gouvernement, il soutenait qu’ils étaient « inutiles » (Olivier Véran, le 23 février), voire « contre-productifs » (Sibeth Ndiaye le 20 mars). Quand il n’y avait pas assez de tests, le gouvernement prétendait que le dépistage massif était « une fausse protection » (Olivier Véran, le 7 avril) et n’avait « pas de sens au niveau médical et scientifique » (Olivier Véran, le 25 avril). Quand il manque des lits en réanimation, Emmanuel Macron nous explique qu’en augmenter le nombre « n’est pas la bonne réponse à l’épidémie » (le 28 octobre). Rappelons qu’Olivier Véran promettait le 28 mars 14 500 lits de réanimation pour le mois d’avril (promesse jamais tenue) ; les hôpitaux en comptent aujourd’hui moins de 8 000.

2. Renforcer en urgence nos capacités hospitalières

– Ouvrir en urgence des hôpitaux éphémères, comme cela a été fait en Israël ou au Royaume-Uni.
– Mobiliser les étudiants en médecine, les médecins retraités et le service de santé des armées.
– Créer un corps d’auxiliaires de santé qui après une formation de trois semaines pourrait soutenir le personnel soignant dans les tâches non-spécialisées (brancarder, nourrir ou tenir compagnie) et former des aides-soignantes et des infirmières pour seconder les médecins et les internes.

3. Tester rapidement et massivement et isoler réellement les personnes infectées

– Déployer massivement les tests antigéniques, notamment dans les écoles et dans les aéroports.
– Isoler réellement les personnes infectées.
– Renforcer massivement les contrôles aux frontières y compris avec les Etats membres de l’Union européenne (test et isolement obligatoires).
– Dépister régulièrement le personnel soignant et les enseignants et contrôler la température des élèves à l’entrée des établissements.
– Autoriser les auto-tests et les tests salivaires comme aux États-Unis.

4. Mettre en place une vraie stratégie de vaccination

– Décentraliser la mise en œuvre de la stratégie vaccinale en lien étroit avec les collectivités territoriales, en particulier avec les mairies, afin d’ouvrir des centres de vaccination dans tout le territoire.
– Mobiliser l’armée pour le déploiement logistique de la campagne de vaccination.
– Permettre à tous les professionnels de santé d’administrer le vaccin (médecins, pharmacies, infirmiers).
– Simplifier les procédures administratives autour de la vaccination.

5. Sauver nos entreprises et nos emplois

– Annuler les charges sociales et fiscales des TPE et PME les plus affectées par le confinement.
– Réduire la TVA de 10% à 5,5% pour l’hôtellerie-restauration : alors que des milliers d’établissements sont au bord de la faillite, il faut réduire en urgence la TVA sur l’hôtellerie-restauration qui représente plus d’un million d’emplois.
– Transformer une partie des prêts garantis par l’État en fonds propres : ces milliards d’euros prêts étant des bombes à retardement, il faut permettre aux TPE et PME d’en transformer jusqu’à 25% en fonds propres.
– Créer un crédit d’impôt relocalisation avec une exonération de l’impôt sur les sociétés durant trois ans pour les entreprises qui réinstallent leur activité en France.
– Créer un fonds souverain pour mobiliser l’épargne des Français sur les secteurs stratégiques.
– Instaurer la priorité locale dans la commande publique pour qu’elle bénéficie en priorité aux entreprises françaises.
– Permettre dès que possible l’ouverture des restaurants, des bars, des cafés, des stations de ski et des lieux culturels en mettant en place les protocoles sanitaires proposés par les acteurs du secteur.