SociétéAurélien Pradié : « La droite à laquelle je crois, c’est la droite populaire »

26 septembre 2022
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Aurélien Pradié, 36 ans, député du Lot et secrétaire général des Républicains, est candidat à la présidence de son parti. Celui qui sera opposé à Éric Ciotti et Bruno Retailleau a expliqué sa candidature aux militants du Mâconnais ce vendredi soir.

Cinq candidats sont, à ce, jour déclarés pour la présidence des Républicains. Éric Ciotti incarne une droite dure, Bruno Retailleau se définit comme le candidat d’une droite « conservatrice ». On connaît moins Aurélien Pradié. Quelle droite voulez-vous porter à la présidence de votre parti ?

D’abord je veux faire respirer cette famille politique. La droite à laquelle je crois, c’est une droite populaire. Je ne veux pas savoir si cette droite est dure, molle, libérale ou conservatrice… Ces débats de ligne ne servent qu’à nous diviser. La droite populaire à laquelle je crois, c’est une droite qui parle à tout le monde. Après un échec colossal à la présidentielle, on a deux solutions : soit on ne bouge pas et on va finir par mourir, soit on se secoue vraiment les plumes. Et je pense que ma génération a aussi cette responsabilité de faire les choses différemment. De pouvoir parler à l’ouvrier et au fonctionnaire autant qu’au chef d’entreprise, de pouvoir parler au jeune et au moins jeune. La droite populaire, c’est aussi celle qui aborde tous les sujets. Évidemment que les questions de sécurité et d’immigration sont des sujets essentiels – et je fais des propositions sur ces thèmes – mais je veux aussi que l’on parle de pouvoir d’achat, d’environnement, d’éducation… Quand la droite ne parle que des mêmes sujets, elle finit par faire moins de 5 % à la présidentielle…

Mais avec Emmanuel Macron d’un côté et Marine Le Pen de l’autre, quel espace politique reste-t-il aux Républicains ?

Moi, je refuse d’adhérer au projet politique d’Emmanuel Macron qui n’est pas le mien. C’est un projet de baratineur auquel j’ai toujours résisté. Je ne crois pas non plus au projet politique porté par Marine Le Pen. Je refuse donc de choisir entre l’un et l’autre. Ce que je veux, c’est que la droite trace son chemin, qu’elle arrête de lorgner sur les uns et sur les autres. Et pour ça, il faut un nouveau départ. On ne peut pas rejouer éternellement les matchs du passé, il faut se projeter vers l’avenir et je pense que ma génération peut le faire.

Éric Ciotti souhaite que Laurent Wauquiez soit le prochain candidat des LR à la présidentielle. Et vous ?

Je ne crois pas aux candidats par procuration. Moi, je suis candidat pour être pleinement président des LR. Et je crois que c’est une erreur de vouloir jeter dans l’arène notre candidat à la présidentielle dès le mois de janvier comme le propose Éric Ciotti. Cela soumettrait ce candidat à toutes les attaques beaucoup trop tôt. Ce qu’il faut selon moi, c’est d’abord, pendant un an, prendre le temps de rebâtir le parti. Tout est à reconstruire. Quand on sera prêt, alors on désignera notre candidat à la présidentielle.

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