SociétéDerrière l’antisionisme de la Nupes, l’antisémitisme

29 juillet 2022
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La récente proposition de résolution contre Israël est une nouvelle démonstration du ressentiment atavique de !’extrême gauche.

Trente-huit députés de la Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale), dont la présidente du groupe LFI Mathilde Panot, ont rédigé une proposition de résolution accusant l’État d’Israël d’“institutionnaliser” un « régime d’apartheid » envers les populations palestiniennes.

Ce texte, scandaleux et honteux, devrait légitimement susciter indignation et condamnation.

Cette nouvelle provocation est sous-jacente à un discours de plus en plus banalise à 1’extrême gauche contre Israël. Ainsi, pour ne pas éveiller les peurs, la gauche radicale reprend des idéologies populaires dans les années 2000 au sein des cités françaises pendant les intifadas. Elle démontre, s’il le fallait encore, que la gauche républicaine d’antan est bien morte !

Ne nous y trompons pas. Derrière la vitrine de l’antisionisme se dissimule l’hydre antisémite.

Le conflit civil qui toucha l’État d’Israël conduisit une grande partie de la gauche et de 1’extrême droite à prendre fait et cause pour les terroristes palestiniens du Hamas. Une position proche de certains pseudo-intellectuels, adeptes de la désinformation et qui vont développer une pensée profondément antisémite. Pour contourner l’accusation d’antisémitisme, idéologie condamnable en France, leurs attaques vont se concentrer sur Israël, sur le politique, plus que sur le religieux. Ainsi, des propos immoraux sont prononcés, notamment l’affiliation du régime israélien avec des pratiques nazies et fascistes, c’est le discours que dénonçait à !’époque Georges Bensoussan dans les Territoires perdus de la République, démontrant le lien entre la montée des violences antisémites et l’imprégnation des idées antisionistes au sein de certains quartiers.

Au fil des années, ce discours se banalise et est enseigné au sein des partis d’ultragauche, scandé sur nos pavés pendant des manifestations. Ce relent antisémite ressurgit de
plus en plus, comme en 2014 où des cortèges de manifestants opposés au plan “bordure protectrice” lancé par Israël se sont attaqués à des personnes de confession juive, en particulier à Sarcelles, ou lorsque Alain Finkielkraut est traité de « sale sioniste de merde » lors d’une manifestation de “gilets jaunes » en février 2019. Guillaume Tabard disait, avec justesse, à l’occasion de l’interdiction de cette manifestation aux revendications profondément racistes par Gerald Darmanin — dont j’avais salué la décision — qu’avait été alors interdite “l’affirmation sur la place publique de l’antisémitisme”. À cette époque, les seuls à avoir contesté cette décision étaient les partis d’extrême gauche alors qu’un front républicain s’était dressé contre de telles dérives. Au nom de la liberté de manifester, il était plutôt question de l’impunité d’outrager.

La montée de ce discours est fortement liée à celle de l’antisémitisme dans notre pays. D’après le rapport du Service central du renseignement territorial, près de 589 actes antisémites ont eu lieu en France en 2021, soit une augmentation très inquiétante de 75 % par rapport à 2020. Une hausse inquiétante des actes antisémites qui s’est traduite par une « alya interieure » sur plusieurs territoires de la République d’où des populations de confession juive ont décidé de partir en raison de 1’insécurité croissante. Pierre-André Taguieff, dans son ouvrage Sortir de l’antisémitisme ?, met en avant la construction d’un nouvel antisémitisme autour des notions de l’antisionisme portées par la gauche anticapitaliste et par l’islamisme, la convergence de ces deux courants au sein de partis d’extrême gauche a conduit à l’islamo-gauchisme. Cet islamo-gauchisme est une épée de Damoclès pour notre pays car il est une arme idéologique de l’hydre islamiste !

Or, jamais l’ultragauche n’a été aussi représentée dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que depuis les élections législatives de juin.

Cette proposition de résolution doit nous alerter et nous inquiéter car elle démontre l’impunité de ces députés à utiliser des termes nauséabonds issus d’idéologies antirépublicaines, et tout cela dans un but électoraliste.

C’est insupportable ! Comment cette gauche issue de courants humanistes a-t-elle pu sortir de nos valeurs républicaines et proner de telles idées ? Jean Jaurès, Léon Blum, Mendès France, où est passée cette gauche humaniste et républicaine ? Appartient-elle au passé ?

Ne soyons pas naïfs face à ces dérives d’un autre âge. Face à ces idées, nous devons rester unis et rassemblés, clamer haut et fort notre refus de quelque forme d’antisémitisme et d’où qu’il vienne. Cette tolérance vis-à-vis de ces outrances doit immédiatement cesser et être dénoncée. Ne soyons pas complices de tels comportements déviants !

L’antisionisme est l’arbre qui dissimule les réelles intentions d’un antisémitisme qui ne dit pas son nom. Je demande solennellement que l’antisionisme soit tout autant interdit en France, dans la patrie des droits de l’homme, que l’antisémitisme, car cette idéologie contrevient à nos principes et à nos valeurs les plus profondes.

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