Etat et collectivités« Le feu couve et Emmanuel Macron joue à cache-cache »

16 mai 2022
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La dégradation de la situation économique de la France s’accélère dangereusement. Notre pays ne peut pas attendre plus longtemps un nouveau gouvernement, s’alarment Olivier Marleix, vice-président des Républicains, et ses cosignataires.

Bien au-delà des 5,3 %, l’inflation se manifeste d’ores et déjà dans une explosion de l’indice des prix à la production industrielle qui a bondi de 25 % en un an. Cette hausse n’est pas encore répercutée dans le reste de l’économie, mais elle aura deux conséquences : une aggravation de notre perte de compétitivité (le déficit commercial record de 100 milliards sur douze mois l’illustre déjà) et une augmentation de la pauvreté pour les ménages modestes et les retraités.

La perte de pouvoir d’achat des Français et la dégradation de nos exportations ont des conséquences que l’on observe déjà sur la croissance française : le rattrapage espéré par le gouvernement n’est pas là. Loin des 4 % de croissance attendus par Bruno Le Maire, elle a été nulle au premier trimestre et sera quasi nulle au deuxième (0,2 %).

Enfin, l’inflation constatée en Europe comme aux États-Unis va obliger les banques centrales à remonter leurs taux directeurs. La Fed a commencé et la Banque centrale européenne en retarde l’échéance pour ne pas alimenter les anticipations des acteurs économiques, mais y sera tenue par ses statuts. Le gouverneur de la Banque de France vient de nous rappeler qu’une hausse de 1 % des taux d’intérêt, c’est 40 milliards à trouver sur le budget de l’État.

Autant dire qu’à ces conditions, le « quoi qu’il en coûte » ne sera plus une option possible et que le gouvernement devra faire ce qu’il n’a pas eu le courage de faire depuis cinq ans : rétablir de l’ordre dans nos comptes s’il veut pouvoir soutenir le pouvoir d’achat des Français.

Il y a donc urgence. Pourtant, face à cette urgence, le président de la République joue la montre. Il sait que la composition d’un nouveau gouvernement donnera le top départ de la campagne des législatives. Cela lui offrira certes un temps d’élan médiatique (« tout nouveau, tout beau ») mais l’obligera à mettre une feuille de route sur la table. Il veut bien l’élan mais semble moins pressé de sortir la feuille de route. Il espère donc esquiver autant que possible la campagne des législatives comme il a esquivé celle de la présidentielle.

« Le plus dur est devant nous », selon l’expression de Bruno Le Maire et pourtant depuis un mois, la France n’a plus de gouvernement. Les cabinets ministériels ont fait leurs cartons et le premier ministre son dîner d’adieu. Monsieur Macron doit rapidement se mettre à la tâche.

L’urgence première est celle des prix de l’énergie. Se priver du gaz russe est moralement souhaitable mais économiquement quasi intenable. La France risque de connaître un troisième temps de désindustrialisation après le premier choc pétrolier et celui des 35 heures.

Ce ne sont pas les chèques alimentaires succédant aux chèques carburant qui régleront la question. Le premier dossier du président Macron et de son premier ministre caché devrait être de suspendre immédiatement l’indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz. Ce lien artificiel, qui n’a aucune raison d’être, pénalise les ménages et risque de ruiner notre économie.

Vite, au travail !

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