SociétéJean Rottner : « Valérie Pécresse a la capacité de rassembler »

10 janvier 2022
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Président du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner va prendre une part active à la campagne présidentielle de Valérie Pécresse. Un « choix serein » effectué sans hésitation et par volonté de loyauté envers sa famille politique – mais l’intéressé entend bien conserver sa liberté de parole.

Jean Rottner, vous comptez parmi les neuf « conseillers thématiques » choisis par Valérie Pécresse pour l’épauler dans sa campagne présidentielle. Pourquoi avoir accepté cette charge ?

Je l’ai accepté de manière très simple, parce que je suis fidèle à ma famille politique, serein dans le moment actuel et loyal. Je garde une forme de liberté de pensée et de parole, mais je n’oublie pas que Valérie a toujours été là pour moi. Dans ce moment très particulier qu’est une campagne présidentielle, il était donc normal que je sois à mon tour là pour elle.

Valérie Pécresse est donc la meilleure candidate à vos yeux. Qu’est-ce qui la distingue essentiellement d’Emmanuel Macron ?

Peut-être trois mots : une forme d’autorité, de solidarité et de responsabilité dans l’exercice du pouvoir. Elle est en capacité, je crois, de rentrer dans « le costume » que résument ces trois mots, avec une forme de hauteur et de capacité de rassemblement – et ça, c’est important. Dans sa manière aujourd’hui de gérer sa région, dans son passé de ministre et de parlementaire, elle a toujours eu cette capacité de rassembler. Bien davantage, me semble-t-il, qu’Emmanuel Macron – et c’est un point auquel je suis sensible.

Plusieurs figures de votre majorité régionale, comme David Valence et Arnaud Robinet, ne cachent pas leur soutien à Emmanuel Macron. Ne craignez-vous pas que cette campagne présidentielle vienne du coup parasiter votre action commune au niveau du Grand Est ?

Non, je n’en suis pas inquiet, parce que nous avons l’intelligence de nous en parler régulièrement, de se dire ce que nous faisons les uns les autres dans le cadre de cette campagne présidentielle. Celle-ci – tout comme d’ailleurs la suite – permettra peut-être des choix et des aventures différents pour chacun d’entre nous, mais c’était le « deal » de départ : nous avons un projet de mandat, un projet local qui est clair, sur lequel nous avons été élus nettement et que nous mènerons au bout. Certains d’entre nous se présenteront sans doute aux législatives, ce qui veut dire qu’il me faudra probablement adapter mon exécutif, mais c’est la vie politique.

Vos opposants verts du conseil régional – qui vous accusent de vous en tenir à de simples discours d’intention sur le sujet -, ont aussitôt ironisé en apprenant que vous porteriez le thème de l’urgence climatique au sein de l’équipe de campagne de Valérie Pécresse. Comment ce rôle vous est-il revenu ?

On l’a évoqué ensemble, Valérie et moi, puis elle me l’a proposé. Pourquoi ? Parce que quand on est à la tête du Grand Est – sans doute l’une des régions pilotes en matière de mobilités -, on fait de l’urgence climatique ; quand on est la première région en termes de production d’énergies renouvelables, on fait de l’urgence climatique ; même chose, quand on a les enjeux nucléaires qui sont ceux du Grand Est. Nous faisons des choix politiques clairement assumés en matière d’écologie, mais nous le faisons dans l’action quotidienne, pas dans le dogmatisme, ni du haut de « perchoirs ». L’enjeu de l’urgence climatique, en tout cas, n’appartient certainement pas aux Verts.

Pensez-vous vraiment que Valérie Pécresse peut remporter cette présidentielle ? Pour l’heure, elle semble prise en étau entre Emmanuel Macron et une extrême droite qu’on a rarement connue aussi haute, avec au moins deux candidats potentiels…

Il y a quelques mois, on disait que la droite était morte, aujourd’hui elle est potentiellement deuxième dans les sondages. Je fais confiance à Valérie pour continuer un chemin tranquille, développer petit à petit un programme. Je crois qu’il y a une attente, que l’on doit concrétiser, ainsi qu’un « roman national » à créer, pour redonner confiance aux Français.

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