CommuniquéCOP 26 : le grand écart d’Emmanuel Macron

12 novembre 2021
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À l’issue de la COP 26, qui s’achève aujourd’hui, et après l’annonce du Président de la République, le 9 novembre dernier, de la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR en France, force est de constater que le grand écart entre le discours et la réalité est toujours le trait caractéristique du quinquennat Macron.

La cohérence eut été d’aller à Glasgow pour porter haut et fort, à l’international, le message suivant : sans le nucléaire, la neutralité carbone est inatteignable en 2050. Mais cela impliquerait de reconnaître qu’il faut changer complètement de politique énergétique en France et notamment de renoncer à l’objectif de François Hollande, qui a été repris par M. Macron, de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans notre électricité.

Alors qu’il ne dit pas un mot sur le nucléaire, dans son discours du 1er novembre à la COP, voilà que 9 jours après, au lendemain du débat au cours duquel tous nos candidats proposent de développer le nucléaire, seule énergie qui est à la fois peu chère et décarbonée, E. Macron annonce vouloir construire de nouveaux EPR alors qu’il a fermé Fessenheim, arrêté le projet Astrid et prévoit d’arrêter 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035.

Le candidat Macron dit l’inverse de ce que fait le président Macron.

Nous pourrions nous réjouir que la position constante des Républicains, favorable depuis toujours à la construction de nouveaux EPR, ait été enfin retenue par Emmanuel Macron candidat, à défaut de l’avoir été par Emmanuel Macron président, mais comment le croire ? Comment peut-on « en même temps » vouloir réduire la capacité nucléaire actuelle et la développer ?

Comment croire qu’il va lancer la construction de nouveaux EPR en France alors qu’il ne s’est même pas battu pourque le nucléaire soit intégré dans la liste des investissements éligibles aux crédits du plan de relance de l’Union Européenne ?

Ce n’est point avec les reniements du président de la République en matière de politique énergétique et avec ses « en même temps » habituels que nous pourrons combattre efficacement le réchauffement climatique dont les conséquences sont déjà vécues au quotidien par nos agriculteurs, que cela soit dans nos vignobles aux abords de la Méditerranée et dans la vallée du Rhône avec des vendanges arrivant de plus en plus tôt, ou bien dans la Drôme où la culture de la lavande est devenue particulièrement difficile du fait du réchauffement climatique et certains agriculteurs ont déjà perdu déjà jusqu’à 44% des revenus de leur exploitation ; ou encore dans nos territoire d’outre-mer, particulièrement concernés par la montée du niveau des eaux qui limite l’effet protecteur du récif coralien et qui, à terme, pourraient connaître une forte érosion de leur littoral. Déjà, entre 2016 et 2017, le trait de côte a reculé de 80 mètres à Kourou.

Contrairement à Emmanuel Macron, qui se renie en permanence et annonce le lendemain le contraire de ce qu’il a fait la veille, en politique énergétique comme ailleurs, nous avons toujours défendu l’impérieuse nécessité d’arrêter la fermeture de nos centrales nucléaires, de construire entre 6 et 10 EPR d’ici 2040 et d’investir dans l’innovation et dans des projets comme ITER, ASTRID ou des projets de captage et stockage du carbone. Seulement à ces conditions nous pourrons réduire efficacement les émissions de CO2 et atteindre la neutralité carbone en 2050, ce qui est le seul objectif qui compte pour les Républicains.

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