SociétéAurélien Pradié : « Il est aujourd’hui nécessaire de ne rien lâcher de nos convictions »

29 septembre 2021
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Comment appréhendez-vous cette rentrée politique en Occitanie ?

Avec sérieux et combativité. J’ai pris un engagement avec toute mon équipe pendant la campagne : me mettre au travail durablement pour les habitants de cette région. Il est aujourd’hui nécessaire de ne rien lâcher de nos convictions pendant tout le mandat, de regarder les sujets les uns après les autres, de faire des propositions.

Quel type d’opposition voulez-vous incarner, plus radicale que lors de la mandature précédente ?

Une démarche courageuse. Carole Delga a sur beaucoup de sujets une manière d’aborder les choses qui ne me convient pas. Je considère qu’elle a trop de pouvoirs dans le mode de fonctionnement démocratique de la Région. Dès la première séance d’installation, nous avons fait des propositions pour que l’opposition soit mieux entendue, par exemple pour que nous puissions présider la commission des finances. Carole Delga a accepté que nous y réfléchissions, mais pas de franchir le pas. On veut pousser Carole Delga à ne pas se sentir reine d’Occitanie. Ça lui fera du bien et ça fera du bien à notre démocratie. Et nous continuerons à faire des propositions.

Les premières ?

Dès la prochaine séance, nous mettrons sur la table une proposition de prêt à taux zéro pour les jeunes qui s’engagent au service de l’intérêt général, pour financer un de leurs projets. Si Carole Delga est dans un état d’esprit constructif, elle peut pousser une telle proposition… Autre priorité majeure : l’eau, sa qualité, son accès, un sujet stratégique dans notre région. On va faire des propositions pour que la Région soit une des plus innovantes de France en matière de gestion de la ressource, de lutte contre le gaspillage et d’un plan d’accès pour nos agriculteurs.

Sur l’investissement et la relance, après ce qui a été initié par la Région pendant la crise, proposeriez-vous une autre voie ?

Notre position n’est pas de faire de la polémique stérile sur tous les sujets, quand ça ira dans le bon sens, nous le dirons. Sur la relance, la Région a fait ce que quasiment toutes ont fait, ni plus, ni moins. Des mesures vont dans le bon sens, comme la prise en charge, aujourd’hui, des charges pour les plus petites entreprises, nous l’avons soutenue et nous continuerons. Mais nous voulons aller plus loin.

Attendez-vous quelque chose du congrès des Régions de France accueilli à Montpellier ce jeudi ?

J’attends que les Régions dans leur ensemble se repositionnent comme des acteurs essentiels de la reconstruction des territoires. Ce congrès-là n’est pas déterminant, celui qui suit l’élection présidentielle le sera, avec peut-être un nouvel acte de décentralisation que nous appelons de nos vœux.

Vous êtes le n°3 des Républicains. Le choix d’un congrès de militants pour désigner votre candidat vous satisfait-il ?

J’ai toujours dit que la primaire est une machine à perdre et à étaler nos divisions. Aujourd’hui, l’enjeu, pour la droite républicaine, c’est d’être unie, et parler aux Français. Et nous avons la chance d’avoir beaucoup de talents. Si j’ai une préférence ? J’étais fidèle à François Baroin, il ne sera pas candidat, je le regrette. Maintenant, celui qui l’emportera le 4 décembre sera le bon candidat.

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