SociétéEmmanuel Macron trouve en Marine Le Pen sa meilleure alliée

15 juin 2021
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À la veille des régionales, Damien Abad, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, Agnès Evren, vice-présidente des Républicains, et Francis Szpiner, maire du 16e arrondissement de Paris, dénoncent la mise en scène d’un choix unique entre LREM et le RN. La droite est déterminée à ne pas tomber dans ce piège, assurent-ils.

À quelques semaines des élections départementales et des régionales, la droite présente partout ses propres candidats et est en tête des sondages. Comment expliquer dans ces conditions cette mise en scène d’un choix qui se réduirait entre le RN et LREM, alors que la question ne se pose dans aucune région ?

En 1965, André Malraux dénonçait François Mitterrand « candidat de toutes les gauches y compris l’extrême droite ». C’est dans cette continuité qu’Emmanuel Macron, arrivé au pouvoir avec le soutien d’un grand nombre d’élus et de cadres du Parti socialiste, poursuit cette politique.

À défaut de convaincre sur sa capacité à faire respecter l’autorité de l’État et à tracer un cap pour la France, il se complaît dans des manœuvres destinées à déconstruire systématiquement toutes les forces politiques qui lui sont opposées. Après avoir réduit en miettes la gauche dont il est issu, le voilà qui s’acharne à vouloir fracturer la droite. C’est la démocratie qui s’en trouve fragilisée puisque désormais il fait tout pour présenter l’extrême droite comme seule alternative à son pouvoir.

L’extrême droite a souvent été la bouée de sauvetage d’une gauche en perdition, et François Mitterrand avait trouvé en Jean-Marie Le Pen son meilleur ennemi. Emmanuel Macron trouve en Marine Le Pen sa meilleure alliée. Ainsi donc les Français seraient condamnés au seul choix entre l’extrême droite et lui. Ce non-choix gèle tout débat, toute critique, toute réserve et toute alternative.

À ceux qui, dans notre camp et dans notre famille, seraient tentés de baisser les bras en pensant que ce choix, ratifié par les sondages, s’imposerait à eux, nous disons que nous constatons qu’une écrasante majorité des Français, selon les mêmes enquêtes d’opinion, ne veulent pas être enfermés dans cette situation. Sortir la France de ce piège, c’est notre devoir et notre mission.

Nous aurons notre candidat à l’élection présidentielle. Il aura pour devoir de restaurer la cohésion nationale, rétablir l’autorité de l’État et la sécurité, tirer les leçons de la crise en s’appuyant sur toutes les forces de nos territoires, réindustrialiser notre pays, faire respecter la promesse républicaine de l’égalité des chances, lutter contre l’islam politique, faire respecter la laïcité, faire barrage aux idées décroissantes et racialistes et réenseigner l’amour de la France, de sa culture et de son histoire.

À ceux qui, par lassitude, seraient tentés de se dissoudre dans le magma de LREM qui fracture notre pays et le plonge dans le chaos, nous disons qu’ils choisiraient la voie du renoncementet du déclin.

À ceux qui, exaspérés, seraient tentés de voter pour le Rassemblement national, la colère n’est jamais une alternative politique. Sur la retraite à 60 ans, la sortie de l’Union européenne, le retour du franc, Marine Le Pen a dit tout et son contraire. Ces sujets sont trop graves pour supporter l’ambiguïté et la démagogie. L’idée que nous nous faisons de la France et de la République est aux antipodes de celle du RN, dont l’histoire n’est pas l’histoire de la France que nous aimons.

À nous de présenter aux Français une vision claire, concrète, courageuse, conforme à nos valeurs et à nos convictions.

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