Etat et collectivitésAurélien Pradié : « Je serai le candidat des Républicains en Occitanie »

8 mars 2021
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Fin du suspense à droite. En exclusivité pour La Dépêche du Midi, le député lotois Aurélien Pradié, 35 ans cette semaine, révèle qu’il sera le chef de file des Républicains aux prochaines élections régionales en Occitanie. Offensif, il nous dévoile ses ambitions.

Pourquoi avez-vous décidé de mener la campagne de la droite aux élections régionales ?

Je serai candidat aux élections régionales en Occitanie après avoir mûrement réfléchi et pour plusieurs raisons. D’abord, je considère que la politique est une affaire de courage. Je sais que la bataille sera difficile, mais je ne suis pas un capitaine de temps calme. Ce n’est pas le moment de se dérober, c’est au contraire le moment de se retrousser les manches et d’y aller. Et si moi je reste planqué, alors, oui, progressivement, les électeurs qui ont envie de rompre avec la gestion socialiste de la Région finiront par se jeter dans les bras des uns ou des autres. C’est donc le moment de dire qu’une droite courageuse et populaire tient le drapeau.

À un niveau plus personnel, je veux commencer à écrire une histoire durable avec les habitants d’Occitanie. Il faut du temps pour nouer une relation de confiance, comme je l’ai fait avec les Lotois depuis dix ans. J’ouvre un chemin aujourd’hui. Je suis jeune, j’ai du temps. Je prends date.

Où serez-vous candidat ?

Je vais respecter la tradition, notamment suivie en son temps par un autre Lotois, Martin Malvy : la locomotive régionale doit mener la liste de Haute-Garonne. Carole Delga sera candidate en Haute-Garonne. Je me dois d’être là, au cœur de la bataille, face à ma concurrente.

C’est aussi une manière de vous rapprocher de la politique toulousaine ?

Non, pas du tout. Mon premier amour, c’est le Lot. Je resterai fidèle aux Lotois. Je sais d’où je viens et mes racines sont essentielles pour moi. Je suis fier d’être un député de droite sur une terre de gauche. Je rassemble les Lotois, comme je souhaite rassembler les habitants de l’Occitanie. Jean-Luc Moudenc est un excellent maire de Toulouse, son action est reconnue au-delà de la ville. Il sera un précieux soutien dans cette bataille.

Selon un récent sondage, 88 % des Occitans ne vous connaissent pas. N’est-ce pas handicapant pour faire campagne ?

J’aborde cette campagne avec beaucoup d’humilité. Il est naturel, à ce stade, que les habitants d’Occitanie ne me connaissent pas encore. Les semaines qui viennent vont me permettre d’aller à leur contact. Mes traits de caractère et mes combats ressemblent à l’Occitanie. J’ai le tempérament de cette région, celui d’un combattant, parfois d’un cogneur, avec une véritable liberté de ton. Je suis un enfant du Causse, de la ruralité et de cette si belle région. Je veux lui rendre ce qu’elle m’a donné depuis mon enfance.

Vous l’avez dit, le combat s’annonce difficile en Occitanie, avec un duel annoncé entre le PS et le RN. Quelles sont les chances de la droite ?

Je souhaite faire respirer la politique régionale. Je refuse que, de manière permanente, s’installe un débat stérile entre le Parti socialiste et le Rassemblement national. Je veux donc incarner l’alternative et être capable de rassembler la droite, le centre et au-delà. Avec mon équipe, nous porterons un projet régional qui parlera à tous les départements, à tous les habitants, les ruraux, les urbains, des plus favorisés aux plus fragiles. Je veux également que notre projet s’adresse à la nouvelle génération, celle qui aura été sacrifiée par la crise sanitaire que nous traversons.

Le Rassemblement national a fait le choix de désigner un ancien élu de droite, Jean-Paul Garraud, comme tête de liste. Ne craignez-vous pas une fuite de vos électeurs ?

Ce monsieur, que je ne connais pas, qui n’a jamais été élu dans notre région mais dans la région voisine ne m’inquiète pas. Mes convictions sont assez solides pour que les électeurs préfèrent une équipe de droite, claire et rassembleuse, qui ne se cache pas et qui sera à la hauteur de sa mission. J’irai parler aux habitants de Béziers ou de Perpignan, comme à tous les autres, pour leur montrer qu’une nouvelle génération de la droite républicaine, forte et populaire, peut porter leurs voix. Le RN n’apportera aucune solution à la Région, seulement l’agitation.

Quel bilan faites-vous du mandat de Carole Delga ?

Carole Delga est une candidate que je respecte. Je crois qu’elle me respecte aussi, mais nous sommes différents. Elle incarne un quart de siècle de gestion socialiste et elle n’a jamais laissé de place à d’autres que ceux qui font partie de son clan politique. Je veux rompre avec cette pratique, je veux rassembler toutes les énergies qui peuvent faire avancer la Région. Je veux tourner la page. Le potentiel de la Région est sous-exploité. L’Occitanie devrait pouvoir attirer plus d’habitants, être plus innovante. Nous devons dégager des moyens, pour la sécurité, la santé, l’emploi. Autant de sujets sur lesquelles la Région est faible.

Justement, quelles sont vos priorités pour l’Occitanie ?

Je veux faire de l’Occitanie la première région innovante de France. Nous allons travailler sur des outils d’accélération en matière économique, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et de l’agroalimentaire. L’alimentation sera d’ailleurs l’une de mes priorités. Pas celle, idéologique, des écologistes et de José Bové, mais celle qui implique l’ensemble des acteurs qui font la fierté de notre agriculture. Nous ferons de la Culture en Occitanie et de ses traditions une grande ambition régionale.

Enfin, je veux que notre région protège davantage les plus fragiles : ceux qui ont basculé dans la pauvreté, ceux qui vivent le handicap ou encore les femmes et les enfants vulnérables. Ce sont les combats que j’ai menés avec énergie à l’Assemblée nationale, je veux désormais les porter au service des habitants de notre Région.
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