EcologieAurélien Pradié : « Les écologistes prennent les gens pour des ploucs »

26 février 2021
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À droite, c’est l’homme qui monte. Jeune (34 ans), élu rural dans le Lot, progressiste, il incarne l’aile sociale chez Les Républicains où il est n° 3. Interview d’Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général des Républicains.

Vous venez de présenter un plan contre la précarité liée au Covid. On n’attendait pas la droite sur ce sujet…

Combattre les injustices a toujours été l’ADN de la droite. Nous avons oublié que le Samu social de Paris c’est Jacques Chirac et Xavier Emmanuelli, le Smig a été une mesure portée par Georges Pompidou, la protection contre le surendettement c’est Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde.

Que proposez-vous ?

Huit millions de Français ont aujourd’hui besoin de l’aide alimentaire pour se nourrir. Le gouvernement n’est pas à la hauteur : on ne peut pas répondre à la détresse étudiante avec des chèques psy et un repas à 1 € ! Nous proposons un chèque alimentaire de 150 € par mois pour aider les jeunes à acheter des produits locaux pendant un an. Par ailleurs, pour les 700 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail et dont la moitié a déjà perdu leurs petits jobs, nous proposons 300 000 jobs publics. Il s’agit de CDD à temps partiel d’un an, le temps que l’emploi privé prenne le relais. Je préférerais toujours leur proposer un boulot plutôt qu’une allocation.

Êtes-vous favorable à la territorialisation des mesures sanitaires ?

Depuis le début, c’est le mensonge qui a dominé la gestion de la crise sanitaire. Mensonges sur les masques, le volume de vaccinations, le nombre de places nouvelles en réanimation avec, en plus, une vision technocratique parisienne. Tout ce qui permet de territorialiser les mesures est une bonne chose surtout si nous évitons un nouveau confinement.

Croyez-vous à une vaccination totale de la population d’ici l’été ?

Le gouvernement joue sur les dates avec une vision très extensive de l’été. Il faut être clair : une personne est vaccinée quand elle a reçu deux doses. Est-ce qu’à la fin de l’été on aura pu administrer deux doses à tout le monde quand on voit que les populations cibles initiales ne le sont toujours pas ? J’en doute. La France n’a fait confiance qu’à la commande européenne. Nous n’avons organisé aucune production nationale de vaccin même sous licence pour être capable d’accélérer.

L’état d’urgence sanitaire doit-il s’arrêter ?

Depuis des mois, l’Assemblée nationale ne décide quasiment de rien y compris sur les mesures de confinement qui sont privatives de liberté. Les députés LREM ont donné des pouvoirs exorbitants au gouvernement qui a carte blanche. Il est grand temps de revenir à un fonctionnement normal de notre démocratie.

Les repas sans viande doivent-ils se généraliser dans les cantines ?

La décision du maire de Lyon pue la politique politicienne et l’idéologie ! Derrière l’écologie politique se cache une approche punitive de la société et même méprisante. Les écologistes suppriment les sapins de Noël, nous expliquent que le Tour de France est pour les ploucs… Derrière leurs airs très modernes ils ont une vision très injuste de la société : les ploucs sont punis jusqu’à la cantine scolaire. Dans une région comme la nôtre, c’est une attaque en règle contre les éleveurs et agriculteurs. Je serai toujours à leurs côtés.

Quand la droite aura-t-elle un candidat pour la présidentielle ?

Ce n’est pas le moment de bassiner les Français avec le choix de notre champion. Il faut leur dire ce que nous voulons faire pour le pays. C’est le travail que nous menons aux Républicains pour que la droite soit un espoir. Nous ne manquerons pas de candidats potentiels. Parmi tous les prétendants celui qui aura le plus de chances de l’emporter parviendra à rassembler les autres. Les primaires sont des machines à perdre et à diviser. Je serai exigeant avec chacun, y compris avec ceux qui ont quitté les Républicains comme Xavier Bertrand.

>> Lire l’interview sur LaDepeche.fr

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