SociétéGuillaume Peltier : « La droite doit défendre le bon sens »

18 septembre 2020
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A la veille de sa rentrée politique, le député du Loir-et-Cher tacle les Verts « d’extrême gauche » et plaide pour une écologie non punitive.

Vice-président délégué du parti Les Républicains et député du Loir-et-Cher, Guillaume Peltier organise la « fête de la violette », sa rentrée politique, en Sologne ce samedi. Avenir de la droite, régionales, écologie : il s’est confié au Parisien.

La droite a déjà multiplié ses événements de rentrée. A quoi bon organiser la vôtre ?

Environ 1000 jeunes à Port-Marly (Yvelines) pour notre rentrée commune, ce fut un succès et celui mérité de Christian Jacob. En parallèle, nous organisons dans nos provinces des grandes fêtes régionales. La « fête de la violette » réunira plus de 800 personnes, dont une centaine de maires de la région, autour de notre invité d’honneur : Jean-Louis Borloo, symbole de la France populaire. Au fond, cette fête, ce sera celle du bon sens.

Le « bon sens », ça veut tout et rien dire…

Le bon sens, disait Bergson, c’est la justesse dans le constat et la justice dans l’action. Les énarques comme les idéologues n’ont ni l’un ni l’autre. Le rôle de la droite, c’est de défendre le bon sens, de s’affranchir de la pensée unique et de dire ce que les Français voient. Rien ne va plus et tout fout le camp! Il suffit de regarder la dette, le déficit, le chômage, l’insécurité, l’emploi…

Jean-Louis Borloo est votre invité d’honneur alors que la droite apparaît aujourd’hui larguée sur l’écologie. Comment y remédier ?

A l’heure où les extrémistes prétendent interdire la voiture le lundi, la chasse le mardi, le tour de France le mercredi, les sapins de Noël le jeudi, nous avons besoin d’une écologie populaire qui ne soit pas punitive. Je propose la TVA à 0 % pour la vente directe pour tous nos agriculteurs, pour la rénovation thermique des logements privés et pour les transports collectifs. Nous pourrions aussi imposer une contribution des sociétés d’autoroute à hauteur d’un milliard d’euros pour financer, via les départements et les communes, l’acquisition d’un véhicule propre, hydrogène ou électrique, par les classes moyennes. Encore du bon sens.

Votre candidature à la région Centre-Val de Loire est un secret de polichinelle. Comment espérez-vous y battre la gauche ?

Je prendrai ma décision au mois d’octobre. Ça fait 23 ans que la région est gérée par la majorité socialiste et verte, qu’elle se situe tout en bas des classements économiques, sociaux, médicaux. Chez nous, il se joue un combat culturel entre d’un côté les Verts d’extrême gauche, qui ont remporté la ville de Tours et qui menacent de remporter la région, et de l’autre une nouvelle alliance du bon sens, de la droite, du centre mais pas que. Je lance un appel au rassemblement de toutes celles et ceux qui ne veulent pas que notre région bascule chez les idéologues et les extrémistes.

Est-ce hors de question pour vous de faire alliance avec une liste LREM ?

Pas d’alliance contre-nature avec des partis de la majorité présidentielle ! Mais je suis un élu pragmatique. Ma porte est ouverte à tous ceux qui, bien qu’ayant été convaincus un jour par Emmanuel Macron, ont fini par ouvrir les yeux. Faire de la politique, c’est rassembler, y compris ceux qui ont pu se tromper ou qui ont pris conscience du danger représenté par les Verts d’extrême gauche.

Xavier Bertrand peut-il faire gagner la droite à la présidentielle ?

Bien sûr, c’est une hypothèse sérieuse. Notre priorité avec Christian Jacob, c’est le projet avant l’incarnation : parler de la présidentielle aujourd’hui serait particulièrement présomptueux tant la situation de notre pays est grave. Ma conviction, c’est qu’un candidat naturel émergera l’été prochain. Xavier Bertrand peut en faire partie.

Etes-vous favorable au déploiement de la 5G ?

Plutôt que de nous promettre demain la 5G, l’urgence absolue ne serait-elle pas de consacrer les moyens financiers à cette France, la nôtre, qui n’a toujours pas le très haut débit, ni la 3G, ni la 4G ? Le progrès, c’est aussi l’égalité des territoires.

Sur le dossier Bridgestone, que peut faire l’Etat ?

Si nous étions aux responsabilités, nous obligerions Bridgestone à trouver un repreneur, et nous imposerions immédiatement le remboursement automatique de toutes les aides publiques.

La mise en scène façon Paris Match de votre vie privée sur Instagram, c’est pour booster votre présidentiabilité ?

Ma vie privée, non. Mais sur les réseaux sociaux, j’essaie d’être comme je suis, de montrer à nos concitoyens qu’il existe encore en France des élus qui ne sont pas enfermés dans leur bureau. Je suis un homme politique différent des autres, je ne suis pas énarque, ni haut fonctionnaire. Je n’ai pas fait les grandes écoles. Je vis dans le monde rural, j’ai des passions simples. Montrer que dans mes quelques moments de loisirs, j’aime le football, la course à pied ou la pêche dans nos étangs de Sologne, j’en suis très fier.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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