Santé et solidaritéChristian Jacob : « C’est grâce à leur travail que notre Nation a tenu »

17 juillet 2020
https://i1.wp.com/republicains.fr/wp-content/uploads/2019/12/lR_christian_jacob_1280x800.jpg?fit=1200%2C750&ssl=1

Principale figure de la droite et de l’opposition, Christian Jacob, président des Républicains, a fait partie des députés contaminés. Dès le 15 mars, le patron des Républicains a été confiné à domicile. Il livre ici un hommage aux soignants au ton assez politique, assorti de vifs reproches à l’égard des pouvoirs publics sur la façon dont ils ont géré la pandémie.

Je tiens à rendre hommage au travail remarquable réalisé par notre personnel soignant, mobilisé sans relâche au chevet de notre pays durement touché par la Covid-19.

Malgré le manque de matériel médical, malgré un nombre de patients dépassant largement les capacités d’accueil des services de réanimation, malgré aussi des heures interminables de mobilisation pour combattre un virus dont on ignorait presque tout, ils ont montré un engagement total, avec un professionnalisme des plus admirables, au péril de leur vie.

Lorsque j’ai moi-même été touché, j’ai pu mesurer combien la présence et l’attention du personnel soignant étaient précieuses et rassurantes dans l’accompagnement des malades et dans le processus de guérison. Nous pouvons tous en être fiers, car c’est grâce à leur travail que notre Nation a tenu. Nous devons aussi, et surtout, continuer à les soutenir.

La France manqué de tout

Car la crise sanitaire que nous avons connue a surtout relevé l’impréparation de la France : manque de moyens pour le personnel de santé, manque de masques, manque de lits de réanimation, manque de tests, manque d’investissements dans l’industrie médicale et pharmaceutique, et une dépendance toujours plus forte aux autres pays pour se fournir en matériel… La France a manqué de tout, et s’est retrouvée être le 7e pays le plus touché au monde par l’épidémie.

Cela fait pourtant des années que nos soignants dénoncent le manque de moyens hospitaliers, la saturation du système de santé publique, le tout avec des conditions de travail extrêmement difficiles. Le gouvernement est resté sourd face à leurs revendications, préférant des mesurettes budgétaires et des coups de com’ plutôt que d’engager une réorganisation profonde de notre système de santé, pourtant à bout de souffle. Les soignants ne demandent pas un énième plan, mais qu’on leur donne les moyens de faire leur travail. Il est aujourd’hui temps de tirer les leçons de cette crise et d’engager une réforme en profondeur de notre système de santé. Nous le leur devons.

>> Lire la tribune sur LeQuotidienDuMedecin.fr

%d blogueurs aiment cette page :