les Républicains

Bruno Retailleau : « Le propre d’Emmanuel Macron, c’est des mots sans actes »

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe les Républicains au Sénat, était l’invité d’Apolline de Malherbe sur BFMTV

Le sénateur avertit les Français en leur disant de « ne pas se laisser berner par les mots et les discours » d’Emmanuel Macron. L’important, c’est l’action : « ça fait trois ans que nous entendons des discours. Le propre d’Emmanuel Macron, c’est des mots sans actes. Nous attendons Emmanuel Macron sur des actes. »

Cependant, Bruno Retailleau condamne les propos violents de certains gilets jaunes à l’égard d’Emmanuel Macron : « je suis attaché à nos institutions. Je conteste la politique d’Emmanuel Macron mais je reconnais sa légitimité comme président de la République. »

Il faut rétablir l’autorité de l’État et « l’autorité de l’État c’est soutenir les forces de l’ordre ». Nous devons rappeler que « les responsables de violences ne sont pas les policiers ». Le président attend de vraies sanctions à l’encontre de ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre. Rétablir l’autorité de l’État, c’est également mettre fin à l’impunité : « Mme Belloubet a libéré 13 000 détenus. J’attends la construction de prison et l’impunité zéro. »

Nous attendons aussi une politique de santé courageuse. D’abord, il faut que l’État mette en place une réelle stratégie face à une potentielle deuxième vague. « Le Premier ministre nous avait annoncé 700 000 tests par semaine. Dans les faits, c’est 300 000. Il n’y a pas de stratégie. Il faut un dépistage massif ». Ensuite, la réforme de l’hôpital doit être profonde : « Il faut changer la tarification, la gouvernance et son organisation ». Au contraire, le Ségur de la santé « se contente de mettre de l’argent dans l’hôpital qui est en train de s’effondrer. 34% du personnel est du personnel administratif. » Là-aussi, Emmanuel Macron doit avoir le courage de réformer.

Le sénateur de Vendée a également évoqué la question des retraites et de la reprise économique. Les Français doivent travailler plus : « je ne connais pas d’épreuve qu’on puisse surmonter sans un minimum d’effort ». Dans la même logique, il faut réformer les retraites en reculant l’âge de départ : « si on ne prend pas de mesure d’âge, on ne sauvera pas les retraites ».