Etat et collectivitésBruno Retailleau : « Le propre d’Emmanuel Macron, c’est des mots sans actes »

16 juillet 2020

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe les Républicains au Sénat, était l’invité d’Apolline de Malherbe sur BFMTV

Le sénateur avertit les Français en leur disant de « ne pas se laisser berner par les mots et les discours » d’Emmanuel Macron. L’important, c’est l’action : « ça fait trois ans que nous entendons des discours. Le propre d’Emmanuel Macron, c’est des mots sans actes. Nous attendons Emmanuel Macron sur des actes. »

Cependant, Bruno Retailleau condamne les propos violents de certains gilets jaunes à l’égard d’Emmanuel Macron : « je suis attaché à nos institutions. Je conteste la politique d’Emmanuel Macron mais je reconnais sa légitimité comme président de la République. »

Il faut rétablir l’autorité de l’État et « l’autorité de l’État c’est soutenir les forces de l’ordre ». Nous devons rappeler que « les responsables de violences ne sont pas les policiers ». Le président attend de vraies sanctions à l’encontre de ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre. Rétablir l’autorité de l’État, c’est également mettre fin à l’impunité : « Mme Belloubet a libéré 13 000 détenus. J’attends la construction de prison et l’impunité zéro. »

Nous attendons aussi une politique de santé courageuse. D’abord, il faut que l’État mette en place une réelle stratégie face à une potentielle deuxième vague. « Le Premier ministre nous avait annoncé 700 000 tests par semaine. Dans les faits, c’est 300 000. Il n’y a pas de stratégie. Il faut un dépistage massif ». Ensuite, la réforme de l’hôpital doit être profonde : « Il faut changer la tarification, la gouvernance et son organisation ». Au contraire, le Ségur de la santé « se contente de mettre de l’argent dans l’hôpital qui est en train de s’effondrer. 34% du personnel est du personnel administratif. » Là-aussi, Emmanuel Macron doit avoir le courage de réformer.

Le sénateur de Vendée a également évoqué la question des retraites et de la reprise économique. Les Français doivent travailler plus : « je ne connais pas d’épreuve qu’on puisse surmonter sans un minimum d’effort ». Dans la même logique, il faut réformer les retraites en reculant l’âge de départ : « si on ne prend pas de mesure d’âge, on ne sauvera pas les retraites ».

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