Etat et collectivitésChristian Jacob : « Tout ça pour ça ! »

7 juillet 2020
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Christian Jacob , Président des Républicains, estime que le remaniement est un simple jeu de chaises musicales.

Christian Jacob, le patron des Républicains, déplore un gouvernement sans grande ambition et appelle Emmanuel Macron a se méfier de Gérald Darmanin, nommé à l’Intérieur, qui aurait, selon lui, les « gènes de la trahison ».

Ce gouvernement était très attendu, comment réagissez-vous aux nominations ministérielles ?

Tout ça pour ça ! On est quand même beaucoup plus sur un jeu de chaises musicales qu’autre chose. Il prend les mêmes et il recommence. Ce qui démontre, une fois de plus, l’affaiblissement du président de la République. On n’a jamais vu un président aussi affaibli avec un échec cinglant aux municipales, une majorité parlementaire qui explose… Le président de la République a été incapable de définir un cap et une orientation dans sa récente interview au Parisien. Il cherche donc à occuper l’espace avec un casting sans savoir quelle pièce va être jouée ! Ce gouvernement est là pour expédier les affaires courantes d’une fin de quinquennat. On était en droit d’attendre autre chose.

Gérald Darmanin place Beauvau, Roselyne Bachelot à la Culture, Brigitte Klinkert chargée de l’Insertion auprès de la ministre du Travail… Cela ne traduit-il pas une inflexion à droite de la politique gouvernementale ?

Aujourd’hui, ces ministres sont d’abord des opportunistes. Quel lien a Darmanin avec la droite? Il est adhérent En marche. Si j’étais le président, je m’en méfierais, parce que le ministre de l’Intérieur a les gènes de la trahison ! Le président est allé chercher une personnalité ou deux qui avaient besoin de reconnaissance, c’est tout.

Vous n’attendez donc rien du discours de politique générale du Premier ministre la semaine prochaine ?

Je ne sais pas ce qu’il faudrait en attendre. On a un Premier ministre qui se fait imposer son directeur de cabinet qui vient de la gauche (Nicolas Revel, anciennement directeur de la Caisse nationale d’Assurance maladie), et qui a dû décaler, comme un collaborateur, son discours de politique générale. On nous occupe avec le remaniement depuis quinze jours et nous allons devoir encore attendre une semaine. Un mois de perdu à tergiverser !

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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