SociétéGuillaume Peltier : « les Républicains doit être le parti de l’ordre, du travail et de l’écologie »

11 juin 2020
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Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains,  présente ce jeudi une proposition de loi pour lutter contre le chômage des jeunes, particulièrement touchés par la crise économique. Au Parisien, il présente aussi sa vision de ce que devrait être la droite.

Pourquoi estimez-vous qu’il est urgent de défendre l’emploi des jeunes ?

Jamais, depuis la guerre, le chômage n’avait autant augmenté. Et cette crise touche particulièrement la jeunesse, avec 150 000 jeunes au chômage de plus en avril. Si elle n’agit pas, notre classe politique pourrait être coupable de non-assistance à jeunesse en danger. Avec le député Éric Woerth, notre proposition de loi vise à exonérer de charges patronales toute embauche de jeune de moins de 25 ans par une entreprise, association, ou collectivité, à compter du 15 juin 2020 et pour deux ans. A la condition d’une embauche en CDI ou CDD de 6 mois minimum. On pourrait ainsi créer 100 000 emplois pour notre jeunesse.

Un autre sujet mobilise beaucoup la jeunesse, c’est le combat contre le racisme. Vous le comprenez, voire le soutenez ?

Tout est parti de la mort de George Floyd, et cette mort ne peut que nous révulser. Se mobiliser contre la haine et le racisme est une bonne chose, à condition que la récupération de ce crime odieux cesse.

Quelle récupération ?

Celle de l’extrême gauche, par exemple. La France doit rappeler qu’elle est une et indivisible, que notre patrie est universelle : elle place la loi au-dessus de la foi, des couleurs de nos peaux et des coureurs de divisions. La France n’est pas les États-Unis. Notre nation n’est pas une juxtaposition de communautés. Et je ne peux pas tolérer qu’à travers ces manifestations, l’institution policière soit diffamée et salie. Quand le ministre de l’Intérieur jette la suspicion sur nos policiers, c’est l’État qui recule. Tel François Hollande avec Leonarda, Emmanuel Macron se ridiculise en acceptant que l’affaire Adama Traoré soit jugée par des tribunaux médiatiques ou de rue. Il se soumet à la tyrannie des minorités. Comme sur tout le reste, il affaiblit la France.

Mais vous niez l’existence de violences policières ou du racisme au sein de l’institution policière ?

Il existe des comportements individuels qui font honte à l’uniforme, et qui doivent être sanctionnés avec la plus grande sévérité. Mais au nom de quoi, jeter l’opprobre sur toute une institution ? Avec Emmanuel Macron, c’est le monde à l’envers ! Nous soutenons nos policiers et gendarmes et savons leur courage pour nous protéger du terrorisme et de toutes les délinquances.

Les ténors de LR se réunissent la semaine prochaine pour un séminaire sur les idées, à quoi cela va-t-il servir ?

Avec Christian Jacob, la droite gagne à nouveau et travaille pour proposer aux Français une offre politique crédible et sortir du duel mortifère entre Macron et les extrêmes. Ce séminaire, c’est retrouver nos fondamentaux gaullistes et faire de la droite un grand mouvement populaire, le parti de la majorité silencieuse!

Comment ?

En étant le parti de l’ordre et de la laïcité face à l’islam politique ; le parti du travail qui baisse les impôts et augmente les salaires, face à ceux de la finance et de l’assistanat ; le parti de l’écologie et de la qualité de vie, avec, par exemple, la TVA à 0 % pour tous les circuits courts ou la priorité d’accès des PME françaises aux 200 milliards d’euros des marchés publics. A travers ces trois piliers – l’ordre, le travail et l’écologie, je plaide pour que la droite s’inspire du chancelier Sebastian Kurz en Autriche. Il a su réinventer une droite populaire en gouvernant avec une droite forte et des écologistes pragmatiques : nous devons protéger tout à la fois les frontières, l’autorité, le travail et le climat.

Vous parlez d’écologie mais aux municipales, la droite a fait alliance avec LREM contre des candidats écologistes, justement…

Partout, à Cannes, à Châteauroux ou à Chalon-sur-Saône (NDLR : où la droite l’emporte au 1er tour), nos maires incarnent l’autorité de la loi, la récompense du travail et l’écologie moderne. Pas l’écologie punitive mais l’écologie populaire qui n’est pas l’ennemie de l’économie, ni de l’agriculture, ni des frontières.

Êtes-vous, vous aussi, suspendu à la décision de François Baroin de se présenter à la présidentielle ?

Comme lui, je pense que le temps de l’incarnation n’est pas encore venu, et qu’il viendra à la fin du printemps 2021. Pour nous tous, il serait prétentieux d’évoquer dès aujourd’hui l’élection présidentielle.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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