Santé et solidaritéDamien Abad : « Il reste des injonctions contradictoires »

29 mai 2020
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Damien Abad, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, réagit à l’annonce de la deuxième étape du plan de déconfinement présenté ce jeudi par le Premier ministre.

Après s’être abstenu à l’Assemblée nationale le 28 avril sur le plan de déconfinement du Premier ministre, le chef des députés LR, Damien Abad, livre son analyse sur la deuxième étape, présentée ce jeudi. Il reconnaît « de réelles avancées », mais reste critique.

Le déconfinement s’accélère de façon significative. Cela signifie-t-il que le gouvernement a bien géré ?

Cette accélération était nécessaire à la fois pour l’économie française et pour la vie sociale. Chaque jour de perdu, ce sont des chômeurs en plus, c’est une crise économique et sociale qui s’accentue. Il fallait donc sortir d’une prudence paralysante et immobilisatrice pour le pays, d’une espèce de torpeur. Il y a eu de réelles avancées ce jeudi, qui étaient indispensables. Je pense qu’elles sont quelque peu tardives et il reste encore quelques injonctions contradictoires.

Lesquelles ?

Par exemple , on rouvre les lycées, mais on annule l’oral du bac de français. On peut partir en congés annuels mais on nous dit que si on peut différer un déplacement, c’est plus raisonnable. On nous dit que les rassemblements de plus de dix personnes restent interdits mais que les déplacements au-delà de 100 km sont autorisés. Le gouvernement envoie là des messages un peu contradictoires : d’un côté, la restriction qui reste en place et de l’autre, l’ouverture. Moi, je pense qu’il fallait lever aussi l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes.

Approuvez-vous d’avoir une France toute en vert et l’Ile-de-France en orange ?

Je préfère cette carte à celle d’avant. Il fallait sortir un certain nombre de régions du rouge, une couleur stigmatisante et qui n’était plus d’actualité. En ce qui concerne l’Ile-de-France, il est important d’y faire des gestes d’ouverture le plus rapidement possible car c’est le cœur de l’économie française. Le fait d’y rouvrir les terrasses des cafés et de donner des dates de réouverture à ces établissements est donc très important. Il est aussi très bien que le gouvernement ait renoncé à la mesure des 4 mètres carrés par client car il fallait un protocole sanitaire réaliste. Mais il faut aller désormais plus loin. Ce que nous proposons chez LR, c’est d’abaisser la TVA sur la restauration à 5,5 % pour compenser les pertes de chiffres d’affaires.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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