Etat et collectivitésChristian Jacob : « Les municipales, le territoire, c’est notre terrain »

16 décembre 2019
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Le président du parti Les Républicains (LR), Christian Jacob, était à Dijon, ce samedi,
pour l’inauguration de la nouvelle permanence départementale LR en Côte-d’Or. L’occasion de l’interroger sur l’échéance des municipales.

Alors que le nombre d’adhérents s’est érodé chez Les Républicains depuis 2017, comment entrevoyez-vous l’avenir du parti dont vous êtes le président ?

Plutôt positivement, on a vécu des moments difficiles, on a perdu deux élections présidentielles de suite, deux élections législatives. Les élections européennes n’ont pas été bonnes. Ceci étant, nous restons le premier parti de militants. On a effectivement beaucoup baissé. Je pense qu’à l’approche des élections municipales, les choses sont en train de repartir. D’abord, sur un plan national, on voit bien que les masques sont en train de tomber entre les engagements qui avaient été ceux du président de la République et la réalité de son action aujourd’hui, il y a un gouffre. Les municipales, le territoire, c’est notre terrain. C’est là que nous sommes solides et on les aborde avec beaucoup de confiance.

Quelles sont, justement, les ambitions au niveau national pour les municipales en mars prochain ?

De rester majoritaire. À la fois dans les villes mais aussi dans les communes, dans les territoires. Mais ce sera aussi le cas pour les départements et les régions dans la foulée. Parce que c’est à partir des territoires que l’on va reconstruire et dans un esprit de rassemblement et d’union de l’ensemble de notre famille politique. Nous en avons fait déjà la démonstration au niveau national. Cela a été fait à Dijon et bien au-delà.

Et au niveau local, à Dijon et à Beaune, notamment, quelles sont les ambitions ?

C’est de gagner. Et je pense qu’avec Emmanuel Bichot nous avons la possibilité de gagner Dijon.
Ce qui serait pour nous une formidable victoire.

Est-ce que vous voterez le projet de la réforme des retraites s’il est présenté en l’état devant les parlementaires ?

Le texte, s’il vient à l’assemblée, on en débattra et surtout, on sera force de proposition. C’est-à-dire qu’on fera sur chacun des articles des propositions et des contre-propositions. Il y a des sujets sur lesquels on peut être d’accord mais il y aura ce débat parlementaire. Nous assumons la nécessité de sortir des régimes spéciaux, la nécessité de reporter l’âge légal et de maintenir une vraie politique familiale et surtout aussi, de ne pas toucher aux caisses autonomes qui ont généré des excédents car elles sont bien gérées. Il n’y a pas de raisons de faire un hold-up dessus.

Est-ce que vous pourriez donner des exemples de différences entre le projet LREM et celui des Républicains ?

D’abord le nôtre est dans clarté. Aujourd’hui il n’y a toujours pas de texte. C’est quand même invraisemblable. C’est-à-dire qu’on entend les déclarations au gré des interventions du président de la République, du premier ministre, de certains ministres et pas d’autres. On ne sait pas très bien où on en est. Nous sommes le seul parti politique qui a une proposition sur la table et nous attendons le débat parlementaire parce qu’en tant que parti politique, c’est au parlement que doit avoir lieu le débat.

Dans un peu plus d’un an, les élections régionales qui pour incarner la droite en Bourgogne-Franche Comté, alors que François Sauvadet ne veut pas se représenter ?

On le dira à ce moment-là. Là, on s’occupe des municipales. On verra les régionales après.

>> Lire l’interview sur BienPublic.com

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