Etat et collectivitésChristian Jacob : « Emmanuel Macron est arrogant dans le verbe mais au moment de l’action, c’est le néant »

17 octobre 2019
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Ce jeudi, Christian Jacob était l’invité d’Alba Ventura sur RTL. L’occasion d’évoquer la polémique sur le port du voile des accompagnatrices scolaires, la réforme des retraites ou encore le futur de notre famille politique.

« La loi protège et l’inaction affaiblit. » C’est par ces mots forts que Christian Jacob a demandé a débuté son interview, demandant au gouvernement d’agir après la polémique sur le port du voile des accompagnatrices scolaires. Aux yeux du nouveau président des Républicains, « le temps scolaire inclut les sorties » et « pendant le temps scolaire, on respecte la neutralité religieuse ». Le député de Seine-et-Marne a dénoncé l’ambiguïté de la situation actuelle. Une ambiguïté « interdite par le cadre mis en place par la circulaire Chatel » et à laquelle il faut vite mettre un terme avec un « cadre législatif simple ».

Interrogé sur les propos d’Emmanuel Macron, qui dénonçait l’irresponsabilité de ceux qui font des amalgames et qui stigmatisent une partie de la communauté nationale, Christian Jacob a demandé, non sans ironie : « qui a confondu terrorisme et communautarisme ? Personne. » L’occasion de rappeler que « le président de la République est souvent arrogant dans le verbe mais au moment de l’action, c’est le néant. Où sont les annonces fortes promises par le président dans son grand discours sur la laïcité ? »

Interrogé ensuite sur la réforme des retraites, le président de notre famille politique a dénoncé le fait qu’« on mette la poussière sous le tapis ». Pourquoi ? Parce que « le quinquennat se termine en 2022 et qu’on nous annonce une réforme pour 2025. On ne fait donc pas de réforme ! » en a-t-il conclu. L’occasion de dénoncer la méthode du gouvernement : « après deux ans et demi de concertation, on demande encore un an de concertation. On voit que ça ne marche pas donc on reporte la réforme au quinquennat d’après. C’est encore le néant ! » a-t-il dénoncé.

Christian Jacob a ensuite souhaité rappeler que « les retraites sont une équation à trois entrées : soit vous augmentez les cotisations de ceux qui travaillent, soit vous baissez les pensions des retraités, soit vous allongez l’âge de départ à la retraite ». L’occasion de dénoncer la baisse des pensions imposée par Emmanuel Macron avec la hausse de la CSG et de plaider pour la troisième solution présentée, déjà mise en œuvre pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Christian Jacob a également évoqué « deux autres sujets : la sortie des régimes spéciaux afin d’égaliser le public et le privé et ne pas toucher aux caisses autonomes qui sont aujourd’hui bien gérées », sujets essentiels à ses yeux.

Interrogé enfin sur son rôle de nouveau président des Républicains, Christian Jacob a expliqué que son premier objectif était d’« essayer de remettre notre famille politique sur les rails ». Et de conclure qu’il s’agissait bien « de reposer les rails, pas de choisir la locomotive ».

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